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 L’histoire du parfum : une mémoire qui respire

 

Avant d’être mis en flacon, le parfum était avant tout dans la fumée. 

C’était un geste sacré.  Des résines, des bois, des herbes, étaient brûlées et l’odeur montait vers les cieux. En effet, le mot parfum vient du latin per fumum, “à travers la fumée” liant ainsi le ciel à la terre.

Dans les premières civilisations, les senteurs servaient à purifier les lieux, honorer les dieux et accompagner les rites. Ce qui sentait bon semblait appartenir à un monde plus élevé… Ce sont des croyances qui sont encore beaucoup appliquées en Asie avec l’encens brulée dans les lieux sacrés.

L’Égypte antique lui donna une place essentielle. Le pharaonn représentant des Dieux sur terre, se devait d’avoir une odeur agréable et les huiles parfumées étaient utilisés pour les soins du corps et les cérémonies funéraires. Le parfum n’était pas seulement agréable : il permettait au mortels d’être bien vus par les Dieux.

Chez les Grecs puis les Romains, le parfum quitte peu à peu la religion pour rejoindre la vie quotidienne comme on peut le trouver aujourd’hui. Il accompagne les bains, les banquets et les vêtements. Il devient un signe de raffinement, chez les classses aisées, sentir bon, c’est aussi montrer son rang social car les matières premières viennent de loin. 

Le monde arabe joue ensuite un rôle majeur dans l’histoire de la parfumerie. Les savants perfectionnent la distillation et l’usage de l’alambic et la rose devient centrale. Le parfum est utilisé dans les soins, la médecine, la cuisine et les rituels. Il devient de plus en plus précis et une véritable science du parfum se développe.

Au Moyen Âge, en Europe, les mauvaises odeurs sont associées aux maladies et le parfum devient protecteur. On parfume les pièces, les vêtements, les coffres et les gants, une senteur agréable rassure. 

À la Renaissance, le parfum entre dans les cours européennes.  C’est à cette époque que Grasse, la capitale actuelle du parfum, commence à s’imposer. D’abord connue pour le travail du cuir, la ville développe peu à peu son savoir-faire autour des fleurs : rose, jasmin, fleur d’oranger, tubéreuse, lavande. La parfumerie française prend désormais une place majeur qu’elle va garder au fil des siècles.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la France fait du parfum un art de vivre. À la cour, on parfume les corps, les perruques, les mouchoirs et les intérieurs. Le parfum masque les odeurs, mais il fait surtout entrer autour de soi une forme d’élégance et devient un langage social.

Le XIXe siècle transforme la parfumerie grâce à la science. La chimie permet de créer de nouvelles molécules odorantes. Comme un musicien découvrant de nouveaux instruments, il peut composer des accords inédits.

Aujourd’hui, le parfum est devenu une signature. Il ne se contente pas de sentir bon. Il raconte une personnalité, une émotion, un souvenir. Chacun peut trouver parfum à son goût, et les parfums gourmands, trouvables chez Septième Essence permettent de replonger en enfance. 

C’est ici que la pâtisserie et le parfum se rejoignent. L’une se goûte, l’autre se sent, mais toutes deux cherchent l’équilibre. Un pâtissier compose avec les textures et les saveurs tandis qu’un parfumeur compose avec les notes et le sillage.

Le parfum s’éstompe, et pourtant il marque la mémoire. C’est peut-être pour cela qu’il traverse les siècles : parce qu’il donne une durée à l’éphémère.